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Les besoins nutritionnels du cheval
Comme chez l’homme, la nutrition du cheval répond à des impératifs de quantité mais aussi de qualité. Les besoins nutritionnels du cheval varient en fonction de son âge, de son activité physique et de son état de santé général.
Le cheval a besoin des éléments suivants :
Les protides ou protéines. Leur rôle est de construire, de réparer et de maintenir les tissus (muscles, sabots, crins) afin d’améliorer les capacités et performances du cheval. On trouve traditionnellement des protéines dans le foin et dans l’avoine.
Les glucides ou hydrates de carbone procurent de l’énergie à l’organisme. Les chevaux de sport qui sont très actifs en consomment de grosses quantités. Les principales sources de glucides sont les céréales.
Les lipides ou graisses fournissent également de l’énergie au cheval. Attention, les chevaux plus sédentaires ne doivent pas trop en consommer. En effet, les glucides non utilisés sont stockés, comme chez l’homme, sous forme de graisses et le cheval grossit.
La cellulose est une matière constitutive de tous les végétaux consommés par le cheval. Il s’agit d’une matière non assimilable, comme les fibres, qui joue un rôle régulateur du transit.
L’eau : le cheval consomme entre 15 et 60 litres d’eau par jour. Il est préférable de fragmenter la consommation d’eau, surtout après un effort. En effet, le cheval s’expose à des coliques s’il boit de trop grandes quantités d’eau en une seule fois après un effort.
Les minéraux : on les trouve à l’état naturel dans l’alimentation du cheval. On distingue les macroéléments disponibles en grandes quantités dans l’alimentation comme le calcium, le sodium, le phosphore etc . Ils jouent chacun un rôle spécifique dans la bonne forme générale du cheval de sport, qui consomme souvent en plus grosses quantités ces éléments. Comme chez l’homme, les oligo-éléments ne sont nécessaires qu’en doses infinitésimales (cuivre, zinc, iode, sélénium, manganèse). Ils sont en général apportés par l’alimentation en quantité plus ou moins suffisante. Les carences en cuivre et en zinc sont parmi les plus récurrentes. Elles ne sont pas à prendre à la légère puisqu’elles concernent le système ostéo-articulaire du cheval, le système pileux (crins, corne et sabot) et le système immunitaire.
Une analyse nutritionnelle
(analyse de crin) puis l’administration d’un complément nutritionnel adapté permet de rétablir les déséquilibres et les carences qui peuvent affecter la bonne santé des chevaux qui sont sollicités fréquemment comme les chevaux de sport.
Comme les minéraux, les vitamines sont des compléments organiques complexes qui jouent un rôle important dans le fonctionnement de l’organisme du cheval : croissance, travail, reproduction, etc. Les plus importantes sont les vitamines A, D et E.
Enfin, certains légumes comme la carotte ou la betterave et fruits (comme la pomme) sont très appréciés des chevaux. Plus que des aliments ce sont des friandises, des petits « extras » très énergétiques dont il faut user avec parcimonie.


